« L’homme face à la mort. La prise de conscience aiguë de l’existence dans l’imminence de sa propre mort annoncée est, j’imagine, un détonateur, une véritable explosion de la pensée intérieure, un vertige qui abolit toutes fausses valeurs sur lesquelles notre vie est bien souvent construite. »
Inconnu
Je pense souvent à la mort.
A la mienne. Comme un vide noir angoissant.
Et c’est souvent là que je trouve une force pour donner les couleurs, les senteurs, les saveurs, la douceur, la vigueur… que je souhaite à ma vie, pour ne jamais rien regretter.
A celle des autres.
Et c’est souvent ce qui fait que je supporte mal le fait d’être loin de ma famille, de mon amour, de mes amis. Alors, encore et toujours, en y cherchant l’équilibre sans cesse, je prends le train, parcours la France d’un point cardinal à l’autre pour me nourrir du moindre instant à partager.
C’est aussi ce qui me fait dire. Ce que j’ai sur le cœur. Douceur ou aigreur. Amour ou rancœur.
Comme si je m’efforçais de ne jamais me laisser aller, de ne jamais oublier qu’au bout, il y a une fin pour chacun d’entre nous.